Vendredi 30 novembre 2007
5
30
/11
/2007
21:10
Das Problem von Reisen ist, dass man entdeckt, alles was man wegen Zeit-/Geldmangel nicht sehen wird. Das ist die erste Frustration. Und wisst Ihr, wie man sich
fühlt, wenn man sogar ganz genau weiss, dass man etwas verpasst hat, vor allem, wenn es etwas ist, dass einem ganz wichtig war?
Grosse Enttäuschung, Frustration, Ärger habe ich empfunden, als ich in Granada, Nicaragua, 4 Häuser von dem kleinen Hotel, in dem wir mit unserer Gruppe geblieben
sind, das Plakat von der Assoziation "Esperanza" gelesen habe: "We're looking for volunteers to work with children...." Nach einem kurzen Gespräch mit einem Mitarbeiter habe ich verstanden,
dass ich etwas ganz Tolles versäumt habe. Das Projekt war wie auf mich zugeschnitten.
Die 4 Tage in Nicaragua haben sowieso insofern eine gewisse Bitterkeit hinterlassen, dass uns dieses Land sehr berührt hat. Wenn Euch Leute mit grossen bescheidenen Augen lächelnd anschauen,
Euch zeigen, dass sie gerne ein paar Wörter tauschen möchten, man kann ja nur entzückt sein. Sie haben nichts, sind extrem arm, und die Diskussion erlaubt ihnen eine andere Welt zu
entdecken, die sie nie sehen werden. Was kann man zu diesem kleinen Mädchen sagen, die ihr Gebäck für 2 Cordoba (etwa 5 Cent) verkauft und nicht versteht warum wir ihr sagen, dass sie das Rückgeld
behalten soll? Sie geht nicht in die Schule, nächstes Jahr wieder, meint sie. Wirklich? Es ist die Frage. Oder zu Mánolo, der nächstes Jahr nach Nürnberg fahren möchte, weil er dort viele
Freunde hat, da San Carlos, sein Dorf eine Partnerschaft mit dieser Stadt hat. Wird er wirklich hingehen können? Oder auch zu diesem Jungen, der den Traum hat, ein Fussballspiel von Barcelona
anzuschauen?
Nicaragua war reich an solchen Begegnungen. Nicht eine Sekunde haben wir uns unsicher gefühlt.
Die Fahrt dahin war eine kleines Abenteuer: In einem überfüllten Bus sind wir in Los Chiles, der Grenze zwischen Costa Rica und Nicaragua angekommen. Danach wartete eine einstündige Bootsfahrt
nach San Carlos auf uns und nach den ganzen Zollprozeduren konnten wir das Städtchen geniessen. Das Hotel war schrecklich und in Nicaragua wird normalerweise das Wasser und der Strom
zwischen 8 und 18 Uhr mehrmals abgestellt, was unsere 9er Gruppe zu lustigen, etwas sarkastischen Kommentaren animierte.
Am nächsten Tag sind wir um circa ein Uhr in die Fähre eingestiegen, die uns 15 Stunden später in Granada absetzen sollte. Einige von uns hatten sich Hängematten aus Plastik beschafft, und haben
sie auf dem Deck montiert.
So verbrachten wir die Nacht, zwischen Gesprächen mit Leuten, und sorgten uns, dass wir durch den Regen nicht zu nass werden, sich die Nase dem wiederlich riechendem Klo nicht zu häufig
aussetzen musste und dass wir doch etwas schlafen könnten. Schmutzig, hungrig und müde, aber beeindruckt von der Kulisse sind wir in Granada angekommen. Nach einem reichhaltigen
Frühstück, einer erfrischenden kalten Dusche und einer kurzen aber erholsamen Siesta waren wir bereit für die Stadtbesichtigung: Bunt, bescheiden, arm, freundlich, gemütlich, so erschienen uns
Leute und Stadt. Am Abend sind wir noch in ein asiatisch dekoriertes Lokal gegangen, wo wir uns von unseren Freunden verabschiedet haben. Sie hatten nämlich beschlossen, länger zu bleiben. Das
hätten wir auch gerne gemacht, aber San José wartete auf uns. Schliesslich fliegen wir am
Sonntag sehr früh nach Phoenix und am Freitag haben wir in der Schule noch viele Sachen zu erledigen.
Die Reise von Granada nach San José dauerte 10 Stunden... Dort sind wir erschöpft und hungrig angekommen. Lustig, jetzt soll es "Sommer" sein (hier meint man damit trockene Jahreszeit) und wie
bei uns scheinen die Leute freundlicher und offener zu sein. Auch die Stadt empfinden wir weniger schrecklich, als sonst. Aber stinken tut es genau so sehr wie vorher...
Morgen fliegen wir in die USA. Ich freue mich.
Bis bald im Land der unbegrenzten Möglichkeiten!
Est-ce que vous connaissez cette impression? Cette impression étrange mais évidente d'avoir râté quelque chose? C'est comme ça que je me suis sentie lorsque je suis
arrivée à Granada, un petite ville pleine de couleurs au sud-ouest du Nicaragua. A 4 maisons du petit hôtel sympathique où notre groupe avait décidé de s'installer pour la nuit, j'ai lu LA
pancarte que je désirais voir depuis mon arrivée en Amérique centrale: "on cherche des volontaires pour travailler avec des enfants de familles pauvres.... bla bla bla" Je me suis dit, scheisse,
c'était ça... Après avoir échangé quelques mots au sujet des projets proposés, je me suis doublement répété scheisse, et j'ai dû recourir à mon côté philosophe pour ne pas me mettre à hurler.
C'était exactement ce que j'aurais voulu faire: Deception, frustration, colère, mais à quoi ça sert maintenant? J'ai quand même pris les coordonnées au cas
où l'occasion se représente. Dans la vie, on ne sait jamais.
Nicaragua nous a plu, enchantés même. A bas les préjugés, tout est en fait exactement le contraire de ce qu'on attendait: Costa Rica, la Suisse de l'Amérique centrale? Laissez-nous rire... Le
Nicaragua, un pays dangereux qu'il vaut mieux éviter? Managua peut-être qui semble en effet être un enfer, mais le reste, c'est que du bonheur. On y trouve des gens gentils, modestes,
souriants, curieux d'échanger quelques mots avec vous comme si c'était pour eux l'accès à un monde qu'ils ne connaitront jamais.
Je pense à cette petite fille de 9 ans vendant ses petits gâteaux fris pour 2 cordobas (5 centimes), avec l' assurance d'une adulte. Elle ne va pas à l'école, nous dit-elle, l'année prochaine
elle y retournera. Vraiment? Je pense aussi à Mánolo qui me raconte tout ce qu'il a vécu avec ses amis de Nüremberg (la ville est jumelée avec sa petite cité et subventionne toute sorte de
projets). Il me dit que bientôt ce sera à son tour d'aller leur rendre visite en Allemagne. Va-t-il réellement pouvoir s'y rendre? Et ce garçon qui ne connaît rien de l'Europe, mais qui rêve
d'assister à une rencontre du Barca. Je le lui souhaite. Avec toutes ces rencontres, on le sait, il y avait quelque chose à faire ici...
Je qualifierais le trajet de San José à Los Chiles (la ville frontière entre le Costa Rica et le Nicaragua) d'assez incommode: le bus était bondé et il faisait une chaleur étouffante. Le voyage
d'une heure en bateau jusqu'à San Carlos fut au contraire plutôt agréable. Les procédures douanières effectuées, nous avons trouvé un hôtel morbide qui soit disant était le meilleur de la
ville. La chambre sentait le renfermé, un cafard mort gisait sur le sol et pas d'eau au robinet... Heureusement on a compris plus tard que ce n'était que temporaire, car au Nicaragua, eau et
électricité sont normalement coupées entre 8 et 18 heures. Cela expliquait aussi la présence de la bassine énorme et pleine d'eau (l'eau sert de réserve) dans la douche qui avait donné lieu à
des commentaires quelque peu sarcastiques de notre groupe du style "estimez-vous heureux, ici, on peut même prendre un bain".
Le lendemain, on a pris le ferry vers 13 heures pour Granada. 15 heures devait durer le voyage et je passe les détails sur l'état des toilettes surtout à la fin du périple! Certains d'entre
nous avaient acheté des hamacs en plastiques et les avaient étendus sur le pont. On a passé la nuit entre discussions avec les nouvelles rencontres, s'arranger qu'on ne soit pas trop mouillé quand
il se mettait à pleuvoir, se boucher le nez à cause de l'odeur tenace des toilettes et quand même, quand même un peu de sommeil.
Sale, épuisés, affamés, nous sommes arrivés à Granada et nous sommes directement dirigés vers la première possibilité de prendre le petit déjeuner.
Nous avons ensuite trouvé notre hôtel et après une douche froide rafraîchissante et une courte -mais efficace- sieste, nous étions prêts pour la visite de la ville. Une
ville ancienne, colorée, paisible, agréable. C'est dans un bar-restaurant décoré à l'oriental que nous avons passé notre dernière soirée entre amis qui eux, avaient décidé de rester plus
longtemps. Nous aussi, on aurait bien aimé, mais San José nous attend. On s'envole dimanche pour Phoenix et on a encore beaucoup de choses à régler à l'école.
Le voyage du retour a duré 10 heures, dans un bus-frigo à cause de la clim et une odeur de produit désinfectant semblant vouloir en masquer d'autres plus suspectes et coriaces.
A San José, c'est "l'été" (ici, ça signifie, la saison sèche) maintenant et les gens nous semblent plus souriants, ouverts et chaleureux. Même la ville paraît plus agréable bien qu'il
y pue toujours autant.
Demain, c'est le grand départ pour les USA. J'ai hâte d'y être.
A bientôt au pays où tout est possible...
Par Aurelie
-
Publié dans : NICARAGUA
1
-
Recommander